C’est chez Robi, tout juste papa d’un petit Lucas, que nous sommes logés à Velenje. Nous partageons le temps d une soirée sa vie de famille avec son épouse et ses parents. Il nous fait aussi découvrir Velenje, 30 000 habitants, la 5e ville de Slovénie, et aussi la première ville importante que nous traversons. Il s’agit d une des plus jeunes villes du pays, née à la fin des années 50 et tres marquée par l architecture des années 60, la même que l’on peut trouver dans certains coins d’Ile de France. En fait, elle me rappelle un mélange entre le centre commercial Saint-Denis-Basilique, l’Hôtel de Ville de Bobigny et la préfecture de Nanterre. Beaucoup de béton et de constructions « modernes », c’est-à-dire de la manière dont on se figurait l’an 2000 en 1960.
L’usine de produits électro-ménager Gorenje, où travaille notre hôte, est, avec la mine de charbon, le premier employeur de la ville. La statue géante de Tito sur la place centrale est l’une des dernières encore debout dans la région. Cette ville me fait une impression étrange. Peut-être parce qu’après 12 jours de campagne, montagnes et villages perdus, des immeubles en ciment de 15 étages ne laissent pas de marbre ( ha ha ha ). Peut-être aussi parce que cette ville me rappelle des récits d’une France que je n’ai pas connue pour cause de non-naissance, celle des années 60-70, où l’industrie était en expansion, où le terme usine n’était pas suivi du participe passé » desaffectée », et où les constructions massives amiantées en béton gris, on trouvait ça beau.
