Il y a des coïncidences dans le voyage, des hasards plus ou moins objectifs, des coups de bol aussi. je m’explique. Nous avions installé notre tente dans un camping avec vue sur le Lago di Garda afin de profiter d’une journée de repos qu’en chantre de l’autosatisfaction, j’estimais bien méritée. Pour décrire brièvement le lieu, il s’agit d’une sorte de grande plage pleine de touristes, une station blanéaire où on trouve autant de touriste allemands en mobil-home qu’on trouverait de gitans aux Saintes Maries de la Mer. Ce n’est évidemment pas gênant en soi, l’ennuyeux c’est la pluie. Elle nous a empêchés de profiter sereinement de notre week-end, alors qu’à cela ne tienne, cartes en main, nous décidons de partir pour Milan. Pour quoi faire, me direz-vous? Aucune idée, peut-être juste pour trouver le beau temps, en attendant de retrouver saint Martin…
Mais ce petit coquin ne nous a finalement pas lâchés, puisqu’ à notre arrivée dans une ville envahie par les tifosis qui célébraient la victoire de l’Inter en football, nous apprenions par l’intermédaire d’un coup de fil inattendu d’Antoine Selosse, directeur du Centre Culturel Européen Saint Martin de Tours, que saint Martin a vécu à Milan en revenant de Pannonie (actuelle Hongrie), avant de s’en faire expulser par l’Evêque aryen Auxence vers 358. Nous sommes donc partis sur ses traces, à la découverte de ce personnage qui n’en finit plus de nous surprendre.
Nicolas