Roanne
Roanne (68 200 habitants) se situe à environ une heure de Saint-Étienne et un peu plus de Lyon, la ville est traversée par la Loire. Pour certains, Roanne provient de Rod-Onna – Rod que l’on retrouve dans Rhône (qui coule) – et onna (l’eau) d’où l’appellation Rodumna donnée vers 150 par l’astronome-géographe grec Ptolémée. Pour d’autres, le nom de Roanne vient d’un dérivé du celte Rodo (le gué); là où la Loire commence à devenir navigable, on trouvait un gué permettant aux voyageurs de traverser le fleuve. La fondation de Roanne remonte plus sûrement entre les IIe et Ie siècles av. J.-C.
Au XVIIIe siècle, la région roannaise se spécialisa dans la filature et le tissage du coton .On construisit à Roanne le premier port sur la Loire pour transporter le charbon arrivant de la région de Saint-Étienne. Jusqu’en 1858, le port de Roanne était le deuxième port français. Un viaduc sur la Loire fut construit à cette époque. Le port a cessé toute activité commerciale en 1992, et s’est reconverti vers le tourisme.
A VOIR
Chapelle des mariniers
Donjon du château
Hôtel de ville et fontaine
Théâtre de Roanne
Musée des Beaux Arts et d’archéologie
Et ne manquez pa de faire un détour par le célèbre restaurant des Frères Troisgros (3 étoiles au guide Michelin)…
Publié : Vendredi 15 mai 2009
Par admin
(Dernière mise à jour : Jeudi 30 juillet 2009)
Villages et bistrots

Une fois quitté Lyon, nous pénétrons dans le département de la Loire (42). C’est le début des 1020 km du fleuve, une fraction du cours d’eau très sauvage que nous longeons en partie. Pendant cinq jours, jusqu’à Roanne, nous ne passons quasi-exclusivement que des petites communes, des localités de campagne; enfin bref, des bleds. Certains ont des allures de villages fantômes. On les traverse sans croiser âme qui vive, les habitations semblent parfois abandonnées. Où sont les gens? au travail pour la plupart, en ville. Chez eux pour d’autres. Certaines silhouettes se risquent parfois à quelques travaux de jardinages, on les salue, ils nous répondent poliment.
Pourtant, il existe souvent encore un lieu de vie et de convivialité, qui peut aussi être le seul commerce du village: le bistrot. De loin, la façade sans fioritures pourrait faire douter de l’ouverture de l’endroit, mais on y entre et y croisons quelques habitants. Il n’y a pas souvent foule, on est loin du bar de quartier au mouvement perpétuel d’allées et venues, de commandes au patron par des clients qui parlent fort et apostrophent leur collègues à l’autre bout du bar. Ici règne le silence, entrecoupé de petites bribes de discussions à propos du temps qu’il fait, de l’actualité, de tout et de rien. Il fait souvent office de dépôt de pain, vend le journal du jour et quelques autres utilités du quotidien. Lorsqu’il s’agit d’un endroit où nous avons décidé de faire étape pour la nuit, le bistot tient lieu d’office de tourisme, un endroit stratégique où l’on se renseigne sur les possibilités d’hébergement, parfois très minces. Mais on trouve toujours des gens prêts à donner un coup de main : » je connais bien un endroit mais c’est à dix bornes d’ici, si vous pouvez attendre un peu je vous emmène », lance un client qui entendait notre conversation. C’est juste un exemple. Parfois on a un renseignement, parfois une aide plus concrète qui peut être une simple part de tarte aux pommes ou le gîte pour la nuit.
Au delà du l’utilité du lieu, du service rendu au public, le bistrot assure une présence humaine indispensable et maintient la vie dans ces terres de France. On y trouve un contact gratuit et chaleureux après une première impression si déroutante.
Nicolas
Publié : Lundi 16 juin 2008
Par antoine
(Dernière mise à jour : Mardi 24 juin 2008)