Carnets de voyage

Le journal de Nicolas

Post de test dans le journal de Nicolas

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Par admin
(Dernière mise à jour : Samedi 18 juillet 2009)

Arrivée en fanfare!

Arrivée ToursAccueil Hôtel de Ville Tours

Le Centre Culturel Européen Saint Martin de Tours n’a pas fait dans la demi-mesure pour notre arrivée à Tours. En effet, près de cinquante randonneurs de la Fédération Française de Randonnée nous attendaient à Véretz afin de parcourir les 12 derniers km avec nous. Puis, ce fut sur l’avenue Grammont que d’autres marcheurs moins courageux nous attendaient pour effectuer les deux derniers kilomètres qui nous séparaient de la Mairie.

C’est donc en grande pompe que nous avons été reçus à l’Hôtel de Ville par près de deux cent personnes dont des représentants de la Mairie, du département et de tous les pays traversés durant le voyage. Surtout, une fanfare québécoise a joué à notre arrivée, ce qui donnait une petite ambiance  » retour de l’enfant prodigue au village ». Mais dans un village de 250.000 habitants, on voit les choses en plus grand. Reçus dans la grande salle, nous avons pu découvrir une expo de cent photos du voyage et un écran géant qui diffusait en boucle ces même photos en diaporama. Un buffet, des discours, des cadeaux, des inconnus qui nous félicitaient, bref une certaine démesure, pourrait-on penser, pour accueillir deux gamins qui ont fait une balade. Je ne m’en plaindrai pas. Cet accueil célébrait surtout l’aboutissement d’une étape ( et seulement une étape) du projet d’ouverture du Chemin de Savaria. A travers notre arrivée symbolique, c’est toute l’action menée depuis plusieurs années par Antoine et Martine qui a été récompensée vendredi dernier. Personnellement, je ne peux que les remercier d’avoir pu avoir l’opportunité d’apporter ma contribution au projet. Mais en revanche, je n’ai évidemment aucun problème à accepter les compliments, les honneurs, les cadeaux, les félicitations, les bises, les serrages de main, les  » vous êtes formidables » etc… Après tout, il n’y a pas de raison que je n’en profite pas. Je m’y habituerai très bien d’ailleurs, j’ai appris à poser, à sourire, à signer des autographes.

La réception suivante au siège du Centre Culturel fut plus décontractée et suivie d’un concert d’un coeur slovène venu pour l’occasion interpréter une oeuvre sur saint Martin. Ils ont d’ailleurs continué à chanter au dîner entre le fromage et le dessert.

Enfin, je suis rentré à la maison. On m’a prévenu que le contre-coup est parfois dur. Pas de problème pour le moment. Aucune dépression à l’horizon.

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(Dernière mise à jour : Jeudi 30 juillet 2009)

Tours : H-7

Nous arrivons à Tours dans quelques heures. je n’ai pas eu le temps de m’exprimer sur les derniers jours tant nous avons été occupés par notre entrée en Touraine où l’acceuil des différentes communes a été formidable. Les habitants nous attendaient, nous félicitaient, et à vrai dire on se sent presque honteux de récolter tous les honneurs. Nous sommes les simples exécuteurs-finisseurs de ce projet, juste deux paires de jambes à qui il a été donné la chance d’accomplir un voyage incroyable qui consituera un moment charnière de leur existence. L’engouement populaire que l’on ressent depuis ces derniers jours dans les villages ( Tournon-Saint-Martin, Tournon-St-Pierre, Betz-le-Château, La Chapelle Blanche-St-Martin, Truyes) est à mettre en parallèle avec les coups de main, les aides, les démonstrations de sympathie qui nous ont été offerts tout le long du voyage par de parfaits inconnus rencontrés au fil du chemin. Ce fut une grande chaine immatérielle de personnes qui ont tous, à un moment ou à un autre, oeuvré ensemble pour participer à la réussite du projet. Le mérite en revient au Centre Cuturel Européen, Antoine Selosse , directeur, et Martine Campangne, adjointe. Ils mènent cette affaire contre vents et marées depuis plusieurs années. A quelques heures de l’arrivée , j’imagine leur émotion.

Mais il ne s’agissait que d’une « ouverture symbolique ». Le projet ne s’arrête pas à cette arrivée, au contraire, le meilleur est à venir.

Quant à moi je suis zen, je vous attends à Tours.

Nicolas

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(Dernière mise à jour : Jeudi 30 juillet 2009)

Dans le silence bénédictain, Fontgombault

Dans la catégorie des choses que je n’avait ni faites, ni pensé sérieusement faire, il y avait passer la nuit dans un monastère bénédictain. C’est désormais accompli. En effet, nous avons passé la nuit du 28 au 29 juin entre les murs de l’abbaye de Fontgombault, qui accueille gracieusement les visiteurs qui en font la demande. Nous avons donc pu avoir un aperçu de ce que peut être la vie de moine. D’ailleurs, les premières communautés monastiques d’occident furent crées par un certain saint Martin.

Sur les bords de la Creuse, le cadre semble propice à la méditation, d’autant que le silence est imposé à partir de 20h et même pendant les repas, qui est le seul moment que nous avons pu partager avec les moines. A l’entrée du réfectoire, certains bavardent à voix très basse, l’un d’eux nous indique les places à occuper en bout de table. Pendant le repas frugal ( 1 soupe au vin, des pâtes au beurre, une salade, une pomme) des paroles chantées sont assenées via des hauts parleurs . Ils sonnent comme des conseils que nous pourrions nous approprier pour la suite de notre voyage:  » Ce sera parfois difficile (…) vous serez loin de vos proches(…) il ne faut pas perdre courage… »

Après une nuit au calme, le petit déjeuner est dans la même ambiance mais la liturgie laisse la place aux bruits de mastication qui,le matin, ont une résonance particulière qui me poussent à quitter le réfectoire précipitamment. C’était en tout cas une expérience particulière, un peu déroutante. Sans contexte un truc à voir une fois dans sa vie.

Nicolas

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(Dernière mise à jour : Jeudi 30 juillet 2009)

La dernière ligne droite, en région Centre

Cher, Indre, Indre-et-Loire. Ce sont les trois derniers territoires à traverser. Trois départements de la région Centre, environ 300km à parcourir en deux semaines, soit 21,5 km par jour. Cela fait une distance légèrement inférieure à la moyenne du voyage ( environ 25km). C’est une bonne nouvelle, car la chaleur récemment insallée fatigue plus rapidement les organismes. Voila pour la contextualisation chiffrée. A l’heure où j’écris ce lignes, nous avons déja passé le Cher, même si je crois que personne ne nous y a vus, car nous avons emprunté pour l’essentiel des petits chemins de terre ou des sentiers de randonnée déja (remarquablement) tracés, comme le GR des Maîtres Sonneurs, inspiré du roman de Georges Sand du même nom, ou alors une partie du chemin de Compostelle. Beaucoup de gens que nous croisons pensent d’ailleurs que c’est ce dernier que nous empruntons.  » Bande de feignasses! » nous lance en rigolant le patron d’un bistrot quand on lui explique que ce n’est pas le cas. Il la ferme cependant définitivement lorsqu’on lui annonce qu’on débarque de la Hongrie. Parfois on fait aussi un peu les malins.

Nous sommes donc dans l’Indre (36) sur une terrasse de café d’Argenton-sur-Creuse à neuf jours de notre arrivée à Tours. Nous avons rendez-vous cet après midi avec une journaliste de France Bleu, puis avec M. Quinet, 1er adjoint au Maire de la ville, pour faire un peu de relations publiques. Une journée tranquille-peinard s’annonce donc sans marche, sans sac. J’ai cependant un peu de mal à cacher qu’après 61 jours, j’en ai un peu plein les pattes. Plus l’arrivée approche, plus on y pense, et plus on a du mal a croire que c’est bientot la fin car même en perpétuel mouvement, on s’installe dans une sorte de routine. Il s’est passé tellement de choses durant ces semaines qu’il faudra à un moment ou à un autre digérer ce concentré d’existence pour reprendre une vie normale. Il est trop tôt pour faire un bilan, je sais juste qu’il sera bien évidemment positif. Je commence en tout cas à me rendre compte de la chance que j’ai d’avoir eu l’opportunité de participer à ce projet. Reste un peu plus d’une semaine pour encore en profiter pleinement.

Nicolas

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(Dernière mise à jour : Jeudi 30 juillet 2009)

L’été à Archignat

Il y a parfois de bonnes surprises. Lorsque j’ai dit à Jean-Marie, le journaliste de Radio Montluçon, que nous allions passer la nuit suivante à Archignat , il m’a laissé entendre que ce n’était peut-être pas le coin le plus Rock’n'Roll de la région. Il est vrai qu’un village de 350 habitants en Auvergne ne présente pas, à priori, de grandes garanties festives pour célébrer la première nuit d’été. D’ailleurs, quand je suis entré dans la mairie pour annoncer notre souhait de passer la nuit dans le village, l’étonnement et l’incrédulité pouvaient se lire dans les village. » Mais il n’y a rien ici! » ,déclara Mme le Maire. Ca sentait la nuit à la belle étoile, mais, d’une petite réunion improvisée, est sortie une solution. Le Maire appelle alors le cantonnier qui nous aide à emporter un matelas qui traînait dans la mairie pour l’installer dans le local de l’ancien salon de coiffure fermé depuis près de dix ans, lequel possède de la lumière et un point d’eau. Des photos de mannequins des années 90 et des magazines de romans photos trônent encore dans la pièce. On y sera très bien pour la nuit. On s’installe et tous les gamins du village rappliquent. Ils se comptent par dizaines, âgés de 5 à 15 ans. Alors que dans de nombreuses petites localités où nous sommes passés, on discutait sonotone et belote contrée, Archignat doit avoir un taux de fécondité de haute compétition. Nous avons donc discuté avec eux.  » Ici il n’y a jamais d’étrangers, alors ça nous fait de la compagnie »,nous confie Alexis 13 ans. Alors nous nous sommes tenus compagnie. Les plus jeunes nous montrent fièrement leur habileté à grimper aux arbres, l’un d’eux se vante d’avoir caillassé une clio la semaine dernière. Les plus âgés nous racontent les histoires du village et écoutent les nôtres. Enfin, on fait un plouf-plouf pour désigner les équipes pour jouer au foot.

Cela donne : » As-tu déja vu une femme toute nue? de quelle couleur était son cul? vert! ( répond celui désigné) as-tu du vert sur toi? » Ainsi sont nommées laborieusement mais rigoureusement les deux équipes. Puis des cris surviennent à travers le village. Ce sont les mères qui appellent pour le dîner, il ne s’agit pas d’être en retard, tous le monde rentre chez soi pendant que nous réchauffons nos boîtes de conserve au campign-gaz.

Alors que nous nous apprêtions à dormir, de la musique nous parvient de la salle des fêtes. Elle a été louée par des jeunes de la région pour fêter des anniversaires. Alors on se dit que ce serait dommage de rater ça. Je pourrais vous décrire les détails croustillants de cette soirée, mais des résidus de morale judéo-chrétienne (en cherchant bien il en reste encore) me poussent à la discrétion. De plus, cela reste très banal mais très sympa. Imaginnez vous juste votre conception d’une ( très ) bonne soirée d’étudiants. Enfin, Mme le Maire est venue adorablement nous porter le petit déjeuner le lendemain matin . Nous sommes resparti accompagné sur quelques kilomètres par quelques nouveaux copains. « Et maintenant, le salon de coiffure il va être refermé pour 10 ans  » ,regrette l’un deux. Peut être, en tous cas il n’aura pas été réouvert pour rien.

Nicolas

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(Dernière mise à jour : Jeudi 30 juillet 2009)

Tine. Notre frère slovène.

Si notre passage en Slovénie (30.04-13.05) nous a laissé de très bon souvenirs, c’est en grande partie grâce au travail de Tine. Nous avions prévu depuis quelques semaines d’en parler, mais le temps nous avait un peu manqué. La faute est donc réparée. Il travaille pour l’association relais du Centre culturel Saint Martin à Ljubjana et a organisé de main de maître notre passage en Slovénie. D’abord, il a rameuté tous ses amis à travers le pays pour en trouver qui puissent nous héberger. Il s’est également occupé des itinéraires et de l’acheminement des vélos lorsque ceux-ci étaient nécessaires. Son visage décomposé de fatigue la veille d’une conférence de presse dans la capitale ( où il faisait aussi les relations presse) en a dit long sur son degré d’investissement dans le projet. Il nous confiait d’ailleurs qu’il s’agissait plus que d’un simple job pour lui ,mais qu’il était fier d’apporter à sa manière sa contribution au projet. Nous le rencontrions tous les deux ou trois jours pour faire le point ( en anglais).

Ainsi, pendant près de deux semaines, il a été un peu notre maman, n’a vécu presque que pour nous, qui n’avions plus qu’à marcher ou à pédaler. C’est dire que nous nous sommes sentis un peu orphelin lorsque nous l’avons quitté à la frontière italienne à Doberdob. Il fallait commencer à se débrouiller seuls. Dans tous les souvenirs que nous avons accumulés dans ce pays , Tine a une part importante. Nous avons toujours de temps en temps des nouvelles par téléphone et sommes impatients de le revoir le 4 juillet à Tours.

Daniel et Nicolas

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(Dernière mise à jour : Vendredi 24 juillet 2009)
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Perdu dans l’espace entre Chatonnay et Chélieu

J’ai mal aux jambes, j’en ai marre, je veux rentrer chez moi retrouver mon canapé et mon chat. Je veux de la douceur, je ne veux plus de pluie. Je veux de la chaleur, je ne veux plus d’allergies. J’ai les pieds qui puent, les vêtements crades, des poussées de fièvre pendant la nuit. J’ai mal au dos et à la nuque. Je fais des rêves absurdes où Hillary Clinton joue au football avec Olivier Besancenot et le général Alcazar. Je perds peut-être le sens commun. Alors, je mets un pied devant l’autre et je marche. Parfois sans avancer, comme ce jour où la route forestière est bloquée entre le Til et Saint-Beuil par un champ nous obligeant à faire le tour du bois, un détour de plusieurs km. D’autres fois c’est mieux, comme la montée du col de l’Alpette dans le parc national de la Chartreuse: paysages magiques, calme, son du vent, des ruisseaux et cascades. Alors ces moments-là , contrebalancent les fois où je voudrais rentrer à Saint-Ouen en taxi, envoyer saint Martin au diable et Daniel au bûcher.

Alors que nous étions perdus sous la pluie torrentielle sur la route de Chélieu ( que tout le monde connait naturellement) une voiture prend pitié de notre calvaire et s’arrête. Un homme en sort, son nom est Nicolas. Devant notre état lamentable, il nous propose de venir se réchauffer chez lui et partager un repas chaud en compagnie de son épouse et de son fils. Ce dernier, 5 ans, comprend aussi bien les remontrances de son père, que le langage des signes grâce auquel il communique avec sa mère, mal-entendante. On y était bien au chaud, au sec, à déguster une pizza, des légumes bio, et un thé au Jasmin. On en oublie presque qu’il faudrait repartir, la nuit va bientôt tomber, il faudrait arriver à Chélieu. Nicolas nous remet donc sur la bonne route où l’on trouve un bistrot qui loue des chambres et une douche brûlante sur le palier.

C’est un peu le plaisir masochiste et absurde du randonneur. On avale des kilomètres, on rentre exténué et le plus grand plaisir, c’est de s’avachir sur lit ou dans un fauteuil une fois la torture terminée.

Nicolas

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(Dernière mise à jour : Jeudi 30 juillet 2009)

Passage de frontière au Col du Petit-Saint-Bernard

Comme Saint Martin il y a près de 1700 ans, c’est par le col du Petit-Saint-Bernard (2188m d’altitude) que nous avons traversé la frontière franco-italienne. Le schéma devait être le suivant : l’ouverture par la route était prévue pour le 30 mai. Nous devions donc laisser nos bicyclettes à Pré-Saint-Didier, passer le col à pied ( et raquettes) avec un guide le 29. Ce dernier était ensuite censé profiter de l’ouverture du col par la route le lendemain pour récupérer les vélos et nous les apporter à Moutiers . Enfin, si j’explique cela, c’est que ca ne s’est passé exactement comme prévu.

www.alpes-randos.com

Ce jeudi 29, par un matin pluvieux, nous rencontrons Richard Galvez, guide. Le passage dure environ trois heures et demie, dans la neige et le brouillard, sous la pluie, suivant un chemin appellé « La voie romaine ». Tout se passe pour le mieux, nous sommes initiés à la marche en raquette et nous arrivons trempés à la Rosière chez Richard et Marie-Françoise, sa compagne. Ils nous prêtent quelques vêtements chauds et nous préparent une soupe réconfortante. Ils nous invitent à passer la nuit dans leur chalet à Bourg-Saint-Maurice. Nous y passons une très bonne soirée à déguster des spécialités savoyardes. Ils nous confient leur passion pour la montagne, quasi innée chez Richard, fils de montagnards, acquise sur le tas par Marie-Françoise, bretonne de naissance. Ils nous confient aussi leur inquiétude concernant la future fermeture de l’hôpital de Bourg-Saint-Maurice.  » Si ca continue on va devoir partir, quitter la région ».

Le lendemain, nous apprenons que l’ouverture du col a été annulée en raison de coulées de boue dans la vallée, ce qui nous laisse orphelin de nos jolis VTC, nous devons donc les abandonner plus tot que prévu (ils seront envoyés directement à Tours une fois la route du col accessible), et continuer à pied. Ce qui nous a menés rapidement à Hauteville-Godon, première église Saint-Martin visitée sur le territoire français. Me rendant dans l’école primaire qui se trouve à côté pour demander un tampon de la ville, une charmante institrice nous invite à raconter notre voyage à sa classe. Je me retrouve donc à donner des explications sur le Partage citoyen devant un groupe d’enfants à la fois étonnés et amusés.  » Eh dis donc! tu vas arriver à Tours juste le premier jours des vacances ( 4 juillet) c’est pas du jeu!  » me lance une petite fille. En effet, ce sont les privilèges du voyageur. Avant d’atterrir à Moutiers où nous passerons la nuit, nous passons par Aime ou se trouve une basilique Saint-Martin de style roman, facile à visiter ( les clés sont à l’office de tourisme) et aménagée en musée. A Moutiers, nous ferons la rencontre d’Yves Paccalet, auteur de « Quand l’humanité disparaîtra, bon débarras », et « Sortie de secours ». Le compte rendu de cette rencontre étonnante sera en ligne demain.

Nicolas


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(Dernière mise à jour : Jeudi 30 juillet 2009)

Les gens bons d’Aoste…

Un petit parfum de France s’introduit lors de notre arrivée dans le val d’Aoste. En effet, la langue française est la seconde langue officielle de cette région autonome d’Italie. En clair, si l’italien est l’usage, les habitants comprennent le français. Les noms des villages (Pont-Saint-Martin, La Thuile, Pré Saint-Didier…) peuvent même prêter à confusion quant au côté des Alpes où l’on se trouve. Allez ,un peu d’histoire : selon la légende, le diable construisit un Pont pour permettre à saint Martin de passer la rivière en échange de la première âme qui traverserait l’édifice. Martin rusa en y faisant passer un chien, qui donna ainsi son âme a Satan. C’est de là que vient le nom de la ville de Pont-Saint-Martin. Ca , c’était pour le côté culture générale.

Au niveau actu, des élections régionales se sont déroulées pendant notre passage. Je ne sais pas qui a gagné. Peu importe d’ailleurs qu’ils soient radicaux, libéraux, autonomistes ou socialistes, l’important est qu’une partie d’entre eux ( ainsi que quelques perdants avec le sourire) s’est retrouvée au « Capello Bar à vins », où règne la meilleure ambiance de la ville, jugez plutôt : une vingtaine de militants de 50 à 90 ans bon vivants entonnaient des chansons en italien et en français. Quand le  » J’aime le boudin et la saucisse » a résonné dans la salle, nous nous sommes soudain sentis de la fête, bien qu’étant les deux seuls gamins du lieu. Nous avons donc pu suivre et participer à cette fête avec gaieté, au fur et à mesure que nos ainés conseillers régionaux, généraux …, remplissaient allègrement nos verres. Les jeunes qui passaient devant le bistrot sans s’arrêter semblaient considérer le spectacle avec dédain, comme des vieux aigris. Nos copains, ce soir-là, étaient Angelo et compagnie, jusqu’à quatre-vingt ans dans les reins, mais qui faisaient la fête comme s’ils en avaient vingt .

Nicolas

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(Dernière mise à jour : Jeudi 30 juillet 2009)