La dernière ligne droite, en région Centre

(Dernière mise à jour : Jeudi 30 juillet 2009)

Cher, Indre, Indre-et-Loire. Ce sont les trois derniers territoires à traverser. Trois départements de la région Centre, environ 300km à parcourir en deux semaines, soit 21,5 km par jour. Cela fait une distance légèrement inférieure à la moyenne du voyage ( environ 25km). C’est une bonne nouvelle, car la chaleur récemment insallée fatigue plus rapidement les organismes. Voila pour la contextualisation chiffrée. A l’heure où j’écris ce lignes, nous avons déja passé le Cher, même si je crois que personne ne nous y a vus, car nous avons emprunté pour l’essentiel des petits chemins de terre ou des sentiers de randonnée déja (remarquablement) tracés, comme le GR des Maîtres Sonneurs, inspiré du roman de Georges Sand du même nom, ou alors une partie du chemin de Compostelle. Beaucoup de gens que nous croisons pensent d’ailleurs que c’est ce dernier que nous empruntons.  » Bande de feignasses! » nous lance en rigolant le patron d’un bistrot quand on lui explique que ce n’est pas le cas. Il la ferme cependant définitivement lorsqu’on lui annonce qu’on débarque de la Hongrie. Parfois on fait aussi un peu les malins.

Nous sommes donc dans l’Indre (36) sur une terrasse de café d’Argenton-sur-Creuse à neuf jours de notre arrivée à Tours. Nous avons rendez-vous cet après midi avec une journaliste de France Bleu, puis avec M. Quinet, 1er adjoint au Maire de la ville, pour faire un peu de relations publiques. Une journée tranquille-peinard s’annonce donc sans marche, sans sac. J’ai cependant un peu de mal à cacher qu’après 61 jours, j’en ai un peu plein les pattes. Plus l’arrivée approche, plus on y pense, et plus on a du mal a croire que c’est bientot la fin car même en perpétuel mouvement, on s’installe dans une sorte de routine. Il s’est passé tellement de choses durant ces semaines qu’il faudra à un moment ou à un autre digérer ce concentré d’existence pour reprendre une vie normale. Il est trop tôt pour faire un bilan, je sais juste qu’il sera bien évidemment positif. Je commence en tout cas à me rendre compte de la chance que j’ai d’avoir eu l’opportunité de participer à ce projet. Reste un peu plus d’une semaine pour encore en profiter pleinement.

Nicolas

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