Couch surfing à Albertville

(Dernière mise à jour : Lundi 9 juin 2008)

Connaissez-vous le couch surfing? Il s’agit d’une sorte de communauté d’internautes. Le principe est simple : on s’y inscrit gratuitement, et l’on peut ensuite contacter d’autres membres ( « couchsurfeurs » ) de régions du monde entier, et demander à y être hébergé.

C’est ainsi que j’ai contacté Jenna, une américaine de Philadelphie installée à Albertville. Elle nous a immédiatement proposé de nous accueillir lors de notre passage dans sa ville. Mieux encore, elle nous a emmené à Faverges, à quelques km, où se tenait une réunion de « surfeurs » chez Anne-Camille, qui nous a ouvert ses portes pour venir festoyer dans son deux pièces avec 20 autres de ses amis.

Ce système fonctionne grâce à la volonté d’ouverture de chacun. Ici, Internet ne relie plus seulement les humains virtuellement mais aussi physiquement. Tout le monde peut s’inscrire, et le relatif contrôle (enregistrement des messages envoyés via le site) permet de rassurer certains usagers et ainsi de faire progresser le réseau, l’ouvrir au plus grand nombre.

Pourquoi leur faire de la pub à cette association, me direz-vous? Simplement parce qu’elle rentre totalement dans la thématique du partage, de la réhabilitation du gratuit. Ce qu’on trouve, c’est un contact, une expérience humaine davantage que la perspective d’économiser quelques euros. Une grande chaîne de solidarité comportant plus de 500 000 membres s’est ainsi créée.

D’ailleurs, durant la soirée, nous avons eu l’idée d’investir tous ensemble le seul bar ouvert de la ville. La patronne a vu soudainement son établissement se remplir. Nous étions vingt à nous tenir assis à la même table sans se connaitre forcément les uns les autres. A quoi avons nous trinqué? Au partage pardi-!

Nicolas

Albertville